Bonjour chers pilotes et membres,
Cette édition tardive de The Launch/Le Déco vous parviendra vers la fin de la saison et probablement dans la bonne humeur, et c’est tant mieux ! Sans vouloir y mettre un bémol, permettez-moi de commencer par quelques points très sérieux et importants. La sécurité et les accidents sont une fois de plus les premiers sujets que je souhaite aborder.
Avec un deuxième procès impliquant un étudiant en tandem, la HPAC doit maintenant partager son attention et ses ressources sur deux fronts simultanément. C’est trop pour notre petite organisation et pour nos assureurs ! Et cela nous place dans une position très hésitante pour nos prochaines négociations avec nos assureurs. Cela semble déjà avoir des conséquences concrètes puisque votre franchise est passée à 5 000 $. (HPAC a décidé d’essayer d’atténuer cette augmentation dans des cas particuliers).
Un autre changement majeur qui est arrivé à l’improviste est que notre assureur nous a soudainement informés que les mineurs ne sont pas couverts par notre police d’assurance ! (L’argument avancé est que les renonciations signées par des mineurs ou pour des mineurs ne sont pas valables. Et ce n’est pas une mince affaire car, si c’est un problème en ce qui concerne la responsabilité civile et notre assurance, c’est encore plus un problème en ce qui concerne la responsabilité directe de l’instructeur ou du moniteur de tandem travaillant avec un mineur (en cas de dommages corporels, par exemple). HPAC a choisi de ne pas interdire la participation des mineurs, mais d’avertir les instructeurs des implications légales de cette situation. Il s’agit d’une décision qui devra être évaluée par chaque instructeur. En attendant, nous sommes déterminés à rechercher comment cette situation est traitée ailleurs afin de trouver une solution acceptable pour notre assureur. Une chose à considérer dans le cas de la responsabilité civile est qu’un mineur qui est le pilote commandant de bord (même sous supervision) pourrait encourir plus de responsabilité envers un non-participant (propriétaire foncier, spectateur). Il y a là matière à réflexion. Le CCPS devra se réserver le droit de modifier sa politique concernant les mineurs au fur et à mesure de ses recherches et de ses travaux sur les ramifications juridiques.
Réunion annuelle des directeurs de la HPAC – Whitehorse, Yukon Printemps 2015
De gauche à droite Maxine Westhead (Canada atlantique), Tom Sliepen (Saskatchewan), Dom Juretic (président de la HPAC, Québec), Steve Kurth (Yukon), Scott Watwood (C.-B.), Bruce Busby (vice-président de la HPAC, Alberta/TNO), Margit Nance (directrice exécutive), Gilles Normandeau (Manitoba/Nunavut), Nick Jones (Ontario), Tim Parker (trésorier de la HPAC).
Afin de protéger l’HPAC et ses instructeurs des ramifications juridiques découlant d’accidents et de poursuivre les mesures visant à promouvoir la sécurité, certaines exigences, dont la déclaration obligatoire des accidents, seront désormais sanctionnées par des mesures disciplinaires. Les rapports annuels seront également non seulement obligatoires, mais aussi sanctionnables. En revanche, ils n’exigeront plus le nom des élèves. Les biplaceurs 2 devront remettre aux instructeurs de biplace stagiaires un formulaire attestant qu’ils ont réussi le cours initial et comportant des espaces pour énumérer les pilotes avec lesquels ils ont effectué leurs vols initiaux. Ce formulaire devra ensuite être présenté au T2 pour signature.
Le programme de speed flying est mis en suspens jusqu’à ce que nous ayons consulté l’USHPA et que nous ayons élaboré un programme d’études plus complet.
En ce qui concerne le programme d’études, dans le cadre de la poursuite de notre réforme de l’enseignement, nous allons maintenant nous attaquer à un programme d’études national pour l’enseignement supérieur et l’enseignement professionnel. Nous y parviendrons grâce à de nombreux préparatifs au cours des prochains mois et à une réunion de tous nos instructeurs principaux à la fin de l’automne. Avec un programme de formation de nos instructeurs et un nouveau code de conduite, nous pensons que ces mesures et toutes celles qui ont été prises dans le cadre de la première partie de cette vaste réforme constitueront des pierres angulaires très solides sur lesquelles notre sport s’appuiera pendant les décennies à venir.
L’augmentation de la sécurité devrait être favorisée par ces mesures, mais nous ne serons pas timides en ne disant pas qu’un autre objectif de tous ces efforts est d’avoir une base plus solide pour l’HPAC et ses instructeurs, sur le plan juridique. C’est pourquoi nous disons à nos instructeurs que ces exigences pourraient un jour être leur plus grand allié.
Passons à d’autres questions : Nous travaillons d’arrache-pied et nous nous rapprochons d’une renonciation électronique qui résisterait aux normes juridiques actuelles. Le principal problème est de trouver un format acceptable pour une signature électronique. Une fois cette étape franchie, la HPAC sera passée à l’ère du sans papier, ce qui simplifiera et rationalisera encore davantage nos processus de travail.
Cette année, nous avons tenu notre réunion annuelle des directeurs dans le pays de Dieu. Je veux parler de l’une des plus belles régions de notre pays, le Yukon. Une région où la population de pilotes est en plein essor. Ce fut un privilège de rencontrer ce groupe de pilotes à l’esprit libre et de construire ce pont qui leur permettra de sentir qu’ils font partie de notre communauté nationale de pilotes. Ce groupe privilégié a la chance d’avoir plus de sites de vol que de pilotes ! La beauté de ces sites est intense et leur potentiel est impressionnant, comme l’a prouvé l’incroyable vol de Shaun Kitchen en juin dernier ! Ne serait-il pas extraordinaire d’y organiser nos championnats nationaux dans le futur ?
En plus des 36 heures de réunions intenses, notre directeur hôte, Steven Kurth, et l’instructeur Trevor Mead-Robbins nous ont montré certains sites et certains directeurs ont pu les goûter, dans certains cas jusqu’à 10 heures du soir !
Steven Kurth m’a emmené avec Tim Parker (trésorier et nouveau directeur du conseil d’administration) à la frontière de l’Alaska, où nous avons exploré les possibilités de vol dans le parc national de Kluane (un endroit extraordinaire !). Tous les directeurs sont revenus totalement enthousiastes de cet endroit incroyable, où nous avons vu des sites magnifiques, rencontré des gens extraordinaires et tenu l’une de nos réunions les plus productives (il était facile de se faire des illusions sur la durée de nos réunions, car il faisait jour à 10 heures).
Merci à Steven, Trevor et à tous les pilotes que nous avons rencontrés !
Pour en revenir à Tim Parker (notre trésorier), le conseil d’administration a pensé que ce serait une bonne idée de donner officiellement un siège au conseil d’administration à notre directeur financier. Tim est le gardien de nos actifs collectifs et, par cette mesure, il aura son mot à dire dans toutes les discussions susceptibles d’affecter votre argent et le vote qui l’accompagne.
Pendant que nous étions à Whitehorse, nous avons reçu la plus fantastique des nouvelles. Après plus de 8 ans de travail acharné, de patience et de persévérance, nous avons appris que Parcs Canada et le parc national Jasper étaient prêts à procéder à un essai de 2 ans qui nous permettra enfin de voler dans un parc national ! Cette surprise s’accompagnait d’une demande d’organisation d’un événement public pour marquer l’occasion. Quelques-uns d’entre nous n’ont donc même pas eu le temps de rentrer chez eux et ont dû se rendre à Jasper le week-end suivant. Nous avons choisi un groupe restreint mais représentatif pour représenter le HPAC et c’est ainsi que nous avons choisi Will Gadd (ambassadeur itinérant du HPAC, Alan Polster agent de liaison du HPAC avec Parcs Canada, Martina Lang instructrice du HPAC, Martin Palmaz directeur exécutif de l’USHPA), Margit Nance (directrice exécutive du HPAC), et Scott Watwood, Bruce Busby, Dom Juretic (directeurs du HPAC).
L’événement était prévu pour le samedi 9 mai et vous savez comment la météo vous joue des tours dès que vous planifiez un événement pour notre sport ? Eh bien, Mère Nature l’a oublié ce jour-là ! Lorsque nous nous sommes levés et que nous avons vu le ciel bleu, nous avons été surpris. Puis, lorsque nous sommes arrivés au sommet du mont Whistler et que nous sommes descendus du tramway, nous étions presque méfiants. Un vent de 10k qui arrive droit sur le décollage !?
Trop beau pour être vrai ? C’était trop beau, mais vrai ! Nous avons tous posé nos ailes sur la neige du sommet, sous le regard des invités et des médias qui enregistraient l’événement à l’aide de différents outils. Suivant l’exemple de Will Gadd, nous avons tous décollé l’un après l’autre et nous avons tous été impressionnés par les magnifiques paysages du parc de Jasper. C’est assez distrayant ! Nous avons atterri à la zone d’atterrissage officielle (Marmot Meadows) par une température de 22 degrés ! Tous les participants n’avaient qu’un mot à la bouche pour décrire cette journée : parfaite !
Et maintenant vient la partie la plus difficile. Ne pas gâcher cet essai de deux ans ! C’est pourquoi nous avons publié une page de lignes directrices officielles qui doit être lue et respectée à la lettre. N’hésitez pas à la lire si vous envisagez de nous rendre visite. Je suis sûr que personne n’aimerait être le pilote qui gâche cette formidable opportunité que nous avons à Jasper.
J’ai l’habitude de terminer mon mot du président en essayant de trouver des moyens créatifs pour rappeler à chacun de voler en toute sécurité, mais cette année, je dois aller plus loin. Je ne veux tout simplement pas d’accidents cette année. Je vous souhaite à tous une saison sûre et épanouissante et pas d’accident !
À nos instructeurs, je dis de redoubler d’efforts en matière de sécurité. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire autrement. Nos assureurs sont déjà inquiets. Et soyez prudents sur le plan juridique. Pour être en sécurité sur le plan juridique, il faut d’abord être franc avec vos élèves et vos étudiants en tandem. Ils méritent de savoir qu’il s’agit d’un sport dangereux sur lequel nous travaillons très dur pour le rendre aussi sûr que possible grâce aux connaissances, à la technique, à la rigueur et à la discipline.
Si les consommateurs et les participants sont informés, ils seront moins enclins à vous poursuivre en justice, même si vous avez fait votre travail correctement. Enfin, pas de renonciation, pas de vol !
Surveillez votre boîte de réception et le site web pour connaître les dates de la prochaine assemblée générale annuelle (en ligne).
L’été est court, alors sortez et allez-y !
Dom Juretic
Président de la HPAC
Directeur de la HPAC, Québec